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  • Gaël Pascual, 19 ans

    Chantier d’insertion Espaces Verts - OPAC de Paris. "Cette expérience avec Interface Formation, (...)
  • Cénélia Colorado-Ruiz, 34 ans

    Chantier d’insertion Métiers d’Aide à la Personne. « Pour travailler dans les professions d’aide à (...)
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    Chantier d’insertion Espaces Verts - SNCF / RFF. "En fait, j’exerce le métier de jardinier depuis (...)

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Préserver l’eau et la biodiversité

L’Eau

Respecter l’eau, lutter contre les gaspillages et nuisances.

Ressource majeure du jardinage, l’eau est aussi l’une des premières touchées, avec la terre, par les pollutions (engrais azotés et nitrates, produits chimiques...).
Adopter de bonnes pratiques implique par ailleurs de ne pas être trop généreux en matière d’arrosage et de diminuer les apports en eau.

Les premiers réflexes à intégrer sont de ne pas surévaluer les besoins des plantes, de prendre en compte les conditions climatiques, et d’opter pour une irrigation localisée (arrosoir, goutte à goutte…), en début de matinée ou en fin de journée (car au soleil, l’eau s’évapore et pénètre peu dans le sol).
Recueillir l’eau de pluie constitue une autre pratique écologique et économique.
Biner la terre permet son aération et une meilleure absorption de l’humidité.
- Adage de jardinier : « un binage vaut deux arrosages ».

La France est le premier utilisateur européen et le troisième consommateur mondial de pesticides.
L’IFEN (Institut français de l’environnement) détecte chaque année des produits phytosanitaires dans un nombre croissant de stations échantillonnées et points de contrôle (plus de 90 % des eaux de surface sont contaminées).
Une goutte de pesticide est susceptible de polluer plusieurs milliers de litres d’eau.
Les méthodes alternatives sont donc à privilégier autant et chaque fois que possible.

Si l’emploi de phytosanitaires s’avère vraiment incontournable, des règles sont à respecter.
- Appliquer le principe de la juste dose, avec la stricte quantité nécessaire.
- Ne jamais utiliser ces substances auprès de cours ou d’étendues d’eau, de sources ou de puits ; cela nuit aux animaux qui s’y abreuvent et à la faune aquatique.
L’eau constitue un vecteur de pollution majeur. Elle peut acheminer la contamination des nappes phréatiques jusqu’au littoral, y provoquant notamment la prolifération d’algues vertes et l’eutrophisation (manque d’oxygène) de certains écosystèmes.
- Ne jamais jeter de résidus de produits dans les toilettes, les éviers ou les lavabos ; ils se retrouvent dans les canalisations et circuits des eaux usées.
- Ne pas intervenir en cas de vent ou de pluie, car l’application est aléatoire, et il y a de forts risques de ruissellement et de lessivage.
- Déposer les restes des produits et leurs emballages en déchèteries.
Elle possèdent des espaces dédiés aux déchets dangereux, acheminés ensuite vers des centres de traitement spécifiques.

La Biodiversité

Aider la biodiversité, concevoir des espaces d’accueil.

L’entretien d’un jardin ou d’un espace vert peut aussi permettre celui de la biodiversité, en favorisant son développement et un bon équilibre biologique entre les espèces.
Les espaces verts et jardins sont autant de refuges (parfois insoupçonnés) pour une faune riche et diversifiée, alliée essentielle de tout éco-jardinage.

Prédateurs, pollinisateurs, décomposeurs : tous ces types d’animaux jouent un rôle nécessaire.
- Les décomposeurs : verres de terre, cloportes, collemboles… ; ils transforment la matière organique en éléments nutritifs.
- Les pollinisateurs : abeilles, bourdons, volucelles… ; ils fécondent les végétaux, de fleurs en fleurs, d’arbustes en arbustes…
- Les prédateurs : insectes, reptiles, oiseaux, petits mammifères… ; ils chassent les nuisibles et ravageurs (pucerons, limaces...) et s’en régalent.
Réserver à ces "aides-jardiniers" et à d’autres un accueil convivial, en leur créant des abris appropriés - nichoirs à oiseaux, refuges à coccinelles, cabanes à hérissons, mares aux batraciens… -, s’avère donc bienvenu.

Les haies mono-spécifiques, composées d’une seule espèce (thuya, laurier-palme par exemple), sont plus sensibles aux maladies et peu favorables à l’installation de la faune.
Au contraire, diverses espèces arbustives à associer peuvent abriter de nombreux animaux, insectes, oiseaux et petits mammifères, qui sont autant d’auxiliaires utiles aux jardiniers.
Pour en bénéficier, il faut toutefois veiller à entretenir une haie d’une certaine épaisseur.

Certaines espèces sont plus propices à la constitution de "réservoirs" d’auxiliaires.
- La ronce colonise naturellement les haies par l’intermédiaire des oiseaux et abrite une faune diversifiée.
- Le cornouiller sanguin accueille araignées, chrysopes et coccinelles.
- Le lierre protège la faune auxiliaire et est un site d’hivernation pour de nombreux insectes. Il nourrit également les oiseaux de ses baies.
- Le buis, le noisetier et le laurier-tin, à floraisons précoces, attirent aussi.


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